Les lignes de désir : ce que les collaborateurs essaient parfois de nous dire…


En urbanisme, on appelle lignes de désir ces petits chemins qui apparaissent au milieu des pelouses.

Ils n’ont jamais été dessinés par les architectes. Pourtant, des centaines de personnes finissent par emprunter exactement le même trajet.

Pourquoi ?

Parce qu’il est plus simple. Plus direct. Plus logique.

Face à cela, deux options existent : empêcher les passants de traverser… ou se demander pourquoi ils préfèrent ce chemin.

En entreprise, c’est souvent la même chose.

Les procédures sont pensées avec logique. Les circuits de communication sont définis. Les rôles sont clairement établis.

Et pourtant…

Les collaborateurs créent des raccourcis. Ils contournent certaines étapes. Ils vont directement voir un collègue plutôt que de suivre l’organigramme. Ils développent leurs propres façons de travailler.

Notre premier réflexe est souvent de vouloir corriger ces écarts.

Et si, avant de les corriger, nous cherchions à les comprendre ?

Ces « lignes de désir » révèlent parfois une procédure trop complexe, une décision trop lente, une communication trop lourde ou une organisation qui ne correspond plus tout à fait à la réalité du terrain.

Bien sûr, toutes les règles ne doivent pas disparaître.

Mais un manager gagne toujours à se poser une question :

Pourquoi mes collaborateurs choisissent-ils naturellement ce chemin ?

Les meilleures organisations ne sont pas forcément celles qui imposent les plus beaux parcours.

Ce sont souvent celles qui savent observer les chemins que leurs équipes tracent spontanément… et qui ont l’intelligence de s’en inspirer.

C’est précisément cette approche que je défends chez OLDEV : partir du terrain, écouter les pratiques réelles et accompagner les managers pour construire des organisations à la fois performantes, fluides et humaines.

Et vous, quelles sont les « lignes de désir » que vous observez dans votre entreprise ?

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